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Mardi 1 août 2006
 

Les évacuation de vendredi se sont bien passées, plus de 2000 personnes réparties sur trois bateaux. A l'expéréince des agentsde l'ambassade acquise au travers des premières évacuation, s'est ajoutée l'exparience de la cellule de crise du ministère des affaires étrangères.... mais qu'est ce que cet oiseau là. Le MAE par essence doit prévoir la crise et la gérer. Ainsi des « cellules de veille » évaluent quotidienneement les crises potentioelles (risque naturel ou autre...) afin de lancer une évacuation dasn les plus brefs délais et dasn les meilleurs conditions. Par ailleurs le MAE prévoit des agents mobilisables à n'importe quel moment pour renforcer es équipes des administrations de la France implantées à l'étranger, renfort de services consulaires, financiers, administratifs, médical,... c'est aisni qu'à Beyrouth nous avons vu débarqué une peite équipe toute fraiche qui a pu soulagé les éléments au bord du « hors d'usage » que formaient les agents de l'Ambassade de Beyrouth. Bien sûr je rappelle de nouveau la présence des militaires dont la discipline, le matériel et la rigueur n'a pas manqué de fasciné les civiles.


L'inquiétude des ressortissants français qui n'ont pas encore étaient évacués ne fait que croitre, l'inquiétude que la France arrete cette opération ayant été accentuée par des annonces qui allaient dans ce sens dans les journaux locaux (et je crois même par TF1). Alors des mères excédées se présentent et s'offusquent qu'elles aient aient été oublié, des étudiants voient leur avenir compromis, des enfants s'imaginent passer le reste de leur jour avec leurs grand-parents et loin de leurs camarades de classes... Il reste à l'ambassade de les rassurer et de leur promettre de nouveaux départs... mais il est certains que la fréquence sera bientôt plus espacée...


Pour poursuivre la comparaison entre les évacuation des ressortissants étrangers...

Alors que tous les pays qui avaient une politique d'évacuation, débarquaient leurs ressortissants à Larnaca, petite ville balnéaire du Sud de Chypre, bientôt les américains ont été prié de devoir aller plus loin, à Limassol. La population de Larnaca se montrant très rétive à les accueillir. Je vous avais déjà dit que cette évacuation coutait 4000$ à chacun des citoyens américains concernés, mais il faut savoir qu'une fois arrivée à Larnaca, les ressortissants étaient « parqués » sous des tentes au bord de la mer (de nombreuses familles ont gravement souffert de la chaleur), le temps que leurs parpiers soient de nouveau controlés avant de poursuivre l'évacuaion certains étant renvoyés vers le Liban... ce qui était douteux. En outre, tous les hotels de Laranca sont plein, des sporte que le meilleur moyen qu'est trouvé des autorités américaines pour loger ceux qui encadrent leur évacuation a été de payer le double des chambres occupées par les français... qui se sont donc retrouvés délogés.

Les chypriotes de leur cotè apportaient des repas à tous les évécués qui descendaient des bateaux... sauf pour les américains et les britaniques...


Samedi dans la nuit et dimanche matin j'ai fait en vitesse mes valises... en réalité, un premier sac avait été fermé dès les premiers bombardements en cas d'éacuation d'urgence. L'autre se remplissait au fur et à mersure que j'estimais que tel objet ou tel habit ne me serait plus nécessaire... J'ai laissé, sans regret, pas mal de choses, posters, livres, pull, chaussures, le frigo plein, les bouitelles d'apéro... en refermant définitivement la porte de l'appartement ce ne sont pas tellement le fait de devoir à renoncer à quelques biens qui me genait mais c'était leur vu...le fait de les voir poser comme s'ils devaient encore être touchés etutilisés... les vetements qui trainaient négligement, les serivettes qui séchées, des collages inventés, suggérés un presqu-vide qui ne devait pas avoir lieu, l'abondon, le vécu inachevé...


Le capitaine se lève, se retourne et commence très cérémonilament :  « quand l'hélicoptère va arriver, faites très attention à vos yeux. Le souffle des hélices soulève beaucoup de poussière et de projectiles... » Il a continué à décrire des consignes de sécurité que nous avons scrupuleusement suivis quelques minutes plus tard lorsque nous nous sommes approché de l'engin ronflant.

L'hélicoptère s'est élevé, un dernier regard sur cette ville que je trouve décidemment moche(à part quelqes quartiers et quelques maisons que l'on peut trouvait à force de déambuler dans les rues étroites), puis très vite Beyrouth disparaît et n'appartient qu'à cet ensemble de courbe qui s'élève si peu mais que l'on sait être la terre à la lumière qui s'y reflète, moins claire, trouble, triste. Il ne reste que la mer.. un court moment seulement puisque déjà apparaît l'autre terre.

Le vol au dessu de Larnaca donne une vision pratique de l'ampleur de l'évacuation qui n'est qu'une mission,presqu'un ordre pour ceux qui sont confinés dans l'Ambassade. Ces derniers qui brassent des listes de milliers de noms sans même voir le défilé de ces personnes qui en changeant de territoire, pour beaucoup changent de vie. Un nombre incroyable de bateaux mouillent au large de belles plages que l'on voit envahit de petites entités qui soient gesticulent ou soit restent molle et immobiles, ce sont des touristes. Ces navires ont transporté des passagers, d'autres vont apporter des aides humainitaires quand ils ne cheminent pas par les airs, une piste de l'aéroport permettant encore l'attérisage d'avions militaires.


Une fois descendu de l'hélicoptère, des repérensants de l'Ambassade de France à Chypre viennent nous accueillir. Ils nous apprennent que les prochains avions pour Paris sont prévus pour le lendemain... qu'importe nous voilà déjà libéré d'une tension que l'on ne ressent pas forcement quand on la subit mais qui nous apaprait quand elle nous quitte, celle d'être dans un pays en guerre.


Ce jour, le 30 juillet 2006 est particulièrment douloureux sur le plan humain et j'espère qu'il sera important sur le plan politique... la guerre a montré son visage le plus absurde, ignoble et innéficace pour la résolution de crises entres les hommes... En effet , il y eut aujourd'hui plus de 70 civiles tués dont une trentaine d'enfants... des bombes sont tombées sur un abri qui n'avait rien de particuler si ce n'est d'être un refuge d'une population, en tous les cas... ni lui, ni la poluation qu'il habritait une menace. Certes de telles tuersies sont fréquentes entre celles que l'on compte (en Iraq), celles que l'on ne compte plus (Darfour) et celles que l'on oublie (Sri Lanka).

Il semblerait que le Hezbolla résiste bien plus que ce qu'il était attendu. En plus ce mouvement joue la carte de la communication avec prouesse en comparaison avec un Israel dont l'entreprise destruction se constate jour après jour . Certes le Hezbolla ferait sourire avec son floklore sur lequel focalise les média (tir de mitraillets vers le ciel, barbe et attirail du parfait islamiste),mais il n'en reste pas moins, que le discours est celui de la résistance du peuple libanias (et non pas seulement du des chiites) et ne se crispe pas sur des provocations qui suggère la destruction totale d'Israel...



Finalement je décide de rester à chypre afin de proposer mes services pour l'évacuation des prochains ressortissants. Je reste dans la chaine de l'évacuation mais en m'infiltrant dans d'autres étapes, à savoir la réception des évacués au port avant de les mener à l'aéroport pour le départ vers Paris.



Par o' - Publié dans : quelquesmotsduliban
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Dimanche 30 juillet 2006

Paradoxalement, plongé dans une  de crise, il est difficile de s’interroger sur  la situation qui se déroule devant nos yeux. Nous avons beau être séparés de quelque kilomètres de quartiers ravagés, il n’en est reste pas moins que la tentative de compréhension des raisons qui ont abouti à un tel déchaînement de violence semble loin. Si la guerre n’est curieusement pas une surprise en soit pour les liban ais (tant ils sont habitués aux périodes sombres), c’est la rapidité à rendre un pays impuissant, isolé et destiné à connaître une nouvelle reconstruction coûteuse qui semble retourné la population. « C’était prévu et bien organisé » souffle un jeune mari qui veut vendre sa pharmacie qu’il venait juste d’acquérir il y a un peu moins d’un an… et rejoindre son frère à Montréal. Mais cette même reconstruction n’est plus assurée…. Qui voudra investir dans un pays qui connaît tous les 10 ans une guerre ?

 

 

On cherche à lire quelques pages de journaux, on reste attentif devant un écran de télévision quelques minutes, on écoute la radio à l’Ambassade… mais on reste au final très peu au courant de l’évolution de la situation, mais surtout on ne prend pas le temps de la réflexion pour démêler l’ensemble des intérêts noués autour et à l’intérieur de ce conflit. J’essaye d’interroger les liban ais « Comment voyez vous l’évolution de ces évènements ? » très souvent un court silence suit…puis « je ne sais pas, je ne sais vraiment pas ». Mais j’entends aussi des discours qui annoncent l’arrivée d’Al Quaeda, c’est l’assurance du faux pas de trop qui risque d’affaiblir considérablement Israël… Malgré quelques Récits et des paranoïas, on revient au Destin de ce pays, celui de souffrir de sa situation géographique, d’être si mal entouré, mais aussi de n’avoir jamais réussi à construire une réelle citoyenneté liban aise… Cette opinion prive de l’analyse, de la remise en question, certes de l’Etat, mais aussi de la population et de l’individu… son rôle au sein d’une société et non pas seulement au sein d’un clan. Cette division du peuple libanais cette difficulté à partager un sentiment et une volonté de se projeter en avant pour batir un avenir commun affaiblit le pays au niveau internationnal.

 

Sur le plan international justement, la question se pose de l’équilibre entre la dignité du peuple, de la sécurité de l’Etat dans les limites du respect des droits sur lesquels les citoyens se reconnaissent et la fermeté envers le politique. En l’occurrence nous assistons à la destruction de l’espoir des liban ais de enfin connaître un temps de paix. Nous assistons à l’humiliation d’un Etat sur lequel se poursuivent des assauts et des échanges de tirs sans même que les gouvernants ne puissent intervenir pour au moins réduire des violences ou sauver les civiles. Nous assistons à une action qui décourage un mouvement politique de se rapprocher des bancs d’une Assemblée législative pour le renvoyer à ses stratégies de guérilla. Nous assistons aux entreprises de démolition des infrastructures et aux meurtres de citoyens d’un Etat par son voisin.

 

 

 

Le verdict est clair : « on y croit plus » me dit une vielle dame qui a connu les heures noires du Liban de ces dernères décénies. "Mon fils veut que je rentre en France, mais moi je reste. Je connais la guerre, je suis habituée".

 

Par mok - Publié dans : quelquesmotsduliban
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Vendredi 28 juillet 2006

28 juillet

Il semblerait que la « cellule de crise » n’est de crise que son nom… si nous devions comparé l’atmosphère actuelle avec celle des premiers jours. L’évacuation est une « affaire qui tourne », au fil des jours, les cellules se sont consolidés et ont vite acquis de la compétence sur les rôles qui leurs étaient attribués et qui d’ailleurs se sont circonscrites progressivement. A quoi renvoie exactement « une cellule Sud », c'est-à-dire une équipe qui doit s’occuper de la région Sud du Liban, la région la plus affectée par la guerre ? Cette équipe a du repéré les ressortissants français éparpillés dans différents villages ou isolées dans des villas de vacance, une ois repéré, il fallait les inviter à se regrouper dans des points de ralliements où ils étaient en sécurité et attendre qu’un convoi de sécurité les ramène à Beyrouth pour qu’ils puissent partir pour la France. Quel est le rôle de la cellule accueille ? Il faut enregistrer les ressortissants qui veulent être évacués, répondre aux questions de personnes inquiètes, trouver des logement pour ceux qui ont tout perdu ou qui étaient en tourisme et qui n’ont plus les moyens d’assurer l’hôtellerie. L’enregistrement demande de s’assurer que la personne en face ait des papiers valides, de comprendre la situation parfois très complexe pour les conseiller dans les démarches à suivre pour qu’ils puissent être en règle afin de franchir les frontières.

 

 

L’Ambassade se dépeuple notamment parce que des volontaires, ont pris les bateaux pour rentrer en France. Le grouillement quotidien, les fumées de cigarettes à la permanence téléphonique, les courses dans les couloirs ont fait place à des vas et vient mesurés, à des réunions improvisées à l’entrée d’un bureau, et parfois même, et c’est un luxe nous déjeunons à la cafétéria de l’Ambassade plutôt que d’avaler un sandwich. L’ensemble de ceux qui ont participé à cette entreprise ne cache pas leur fatigue.

 

Aussi, la pression diminue à mesure que les ressortissants quittent le pays, moins de coup de téléphone, et moins de râleurs ou d’inquiets qui viennent à l’Ambassade… bien que nous ayons toujours quelques perles (« je connais personnellement le député…je veux partir aujourd’hui!» il faut savoir que les ^personnes qui doivent partir sur un bateau sont contactés la veille pour le lendemain, règle générale qui s’applique à tous, que l’on connaisse un VIP, ou pas). Nous avons toujours droit à quelques comparaisons « les américains ont fait leur évacuation en 4 jours ! », « Oui Madame, mais ils n’avaient pas plus de 10 000 citoyens qui souhaités être évacués… et chacun des citoyens américains a du payer 4000$, l’Etat français ne demande rien ». Néanmoins il faut reconnaître que l’attente est longue. Il reste encore des familles qui ont des enfants énervés, devenant malade (fièvres, crise de larme…) surtout dans celles qui partagent un appartement avec d’autres réfugiés anonymes.

 

 

Les listes constituées, les français retenus pour partir doivent se présenter à un lieu de Rendez vous à Beyrouth avec des bagages de 10à 15 kilos (dois je vous dire que la notion de poids semble très subjective et relative ?). Leur identité est vérifiée et ils doivent attendre dans la cour d’un établissement scolaire, puis ils sont emmenés au port où ils embarqueront sur les navires.

 

La visite de la cour de l’établissement scolaire m’a semblé une promenade dans une  cour des miracles, des enfants courent et jouent, des femmes s’éventent avec leur chapeau, des pères lorgnent le sandwich de midi alors qu’il n’est que 10 h. On rencontre des bénévoles contribuant au bon déroulement de l’évacuation (chercher un médicament contre des spasmes, rechercher la famille d’une enfant qui a perdu ses parents), des militaires s’affairent en portant les bagages des femmes seules qui elles tiennent les bébés. Malgré cette impression de masse agglutinée ou vautrée sur des bancs trop bas, on distique des files qui annoncent la montée sur les cars, on perçoit un soulagement sur des visages fatigués…

 

Une course rapide en moto, sans casque dans les rues de Beyrouth bien plus calme qu’en temps normal mène au port. La moto file dans des couloirs de conteneurs hauts et rouillés. Nous nous arrêtons à plusieurs chekpoint « Zafara faransaoui » (Ambassade de France) prononce le conducteur aux militaires libanais. Nous continuons à circuler dans cet immense espace silencieux et presque abandonné, l’activité est pour l’instant arrêté. Enfin la moto tourne et je me trouve face à au important navire militaire. Les soldats qui se trouvent sur le pont sont très petits, à leur geste je comprends qu’ils fument. D’abord impressionné par ce navire dans ce port où pas un engin ne circule où pas un homme ne marche. Les seuls mouvements que je vois sont ceux des soldats qui montent leurs bras de la barrière sur laquelle ils s’appuient à leur bouche. Ce bateau m’attriste, il est l’acteur, le compagnon, le symbole de l’hémorragie humaine que connaît le Liban. Certes, certains de ceux qui le prennent reviendront mais il renvoie au départ précipité et à l’impasse devant laquelle se trouve des familles par la perte de leurs maisons ou lieux de travail et la perte de l’espoir d’une vie tranquille sur ces terres.

 

 

Par mok - Publié dans : quelquesmotsduliban
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Mardi 25 juillet 2006

 

Fermant la boutique à 20h (appellation intimiste de l'accueil de l'Ambassade)  après une longue journée, nous décidons avec mon colocataire de dîner en ville. Pour ma part ce fut la première fois en deux semaines, que je dépassais un territoire qui se résumait en cette longue route qui mène directement de chez moi... à ce bâtiment au dessus duquel flotte le drapeau tricolore. Nous allons à Gémayzé, quartier phare de Beyrouth où les soirées ne prennent fin qu'avec l'aurore. Des restaurants et bars étaient ouverts, certes peu fréquentés mais nous avons néanmoins apprécié ce souffle, cette parenthèse sociale où les gens que nous croisions n'étaient pas que des ombres courant feuilles à la main d'un bureau à un autre en s'exclamant "t'as as vu Mireille ? Il y a une famille à Tyr qui est bloqué depuis 5 jours et qu'il faudrait ramener sur Beyrouth !"...

Au sein de l'Ambassade, les agents commencent à s'inquiéter du devenir des dossiers sur lesquels ils travaillaient avant ces évènements... vient la question des salaires, pèse la prévision du montant des dépenses effectuées durant cette crise et les coupes à prévoir dans le budget de l'Ambassade jusqu'à la fin de l'année... A des détails discrets des énergies sont dépensées ailleurs et en parallèles de cette crise qui se gère progressivement par les militaires, spécialisés en la question. S'ouvre une drôle de cohabitation entre les experts et les civils qui ont du construire une gestion de crise affrontée sans une once d'expérience.

Alors que les organigrammes et les fonctions ont été bousculé, chacun convoite de nouveau les attentes et devoirs attachées à son service.

 

A l'accueil

Un très élégant couple de personnes âgées s'assoit en face de moi alors que j'étais encore debout entrain de questionner un collègue au sujet d'un visa. La dame m'interpelle très délicatement (mais m'interrompt tout de même).

"Monsieur, pourriez vous nous inscrire pour le bateau du 3 août ?"

Je l'avoue mon sang n'a fait qu'un tour, j'ai suffoqué un "pardon?" accompagné d'un regard qui obligea ma voisine de m'écraser le pied discrètement pour que je me retienne. Ce signe du pied (dont mes orteils gardent un douloureux souvenir) m' a heureusement ramené à la raison... j'ai gardé mon calme. J'ai donc prié cette dame de m'expliqué la raison d'une date précise à une période où l'évacuation est loin de tenir compte des dates mais plutôt celle du temps. A l'écouter j'ai bien cru qu'elle s'adressait à une agence de voyage...il a donc fallu lui expliquer que l'on rapatriat non pas selon le "timing" de chacun mais selon des critères de prioirités objectifs (état de santé, familles depassage, enfants seuls...).

Par o' - Publié dans : quelquesmotsduliban
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Lundi 24 juillet 2006
 

24 juillet

Les destructions se poursuivent et  les images de la télévision et complètent le témoignage de ceux qui se présentent à l'Ambassade.  Les médias, que se soit au téléphone ou à "l'accueil" nous sommes souvent rendu à revenir ce qui a été dit ou lu... "Non Madame, l'évacuation ne prend pas fin demain", "Non il n'est pas obligatoire de quitter le territoire", "Non Madame nous ne délivrons pas de visa humanitaire"... Puis bioen sûr, les journalistes vont focalisés sur les travers de l'évacuation : l'adulte de 30 ans célibataire, en plene santé, qui vit au Liban...." qui part en bateau pour ensuite filmer la famille de touriste comptant 4 enfants qui ne savent plus où se loger et qui attendent depuis une semaine... "Bien sûr Madame, nous portons une attention particulière aux personnes âgées"... Puis ils passent des images vieilles d'une semaine, celle des files d'attente débordant de l'Ambassade sur les trottoirs des débuts de l'enregistrement alors que maintenant l'enregistrement se fait de manière bien organisée et bien plus fluide compte tenu que qu'une bonne parti de la population s'est manifestée...

J'entends des discours qui sont le pendant de ce qui mine le Liban, des discours qui se déchirent dans leur opposition et fait peser la crainte du réveil des vieux démons de ce payer : une déchirure entre les identités d'une nation qui n'en a pas en tant que telle... du moins elle reste cristallisée, figée sur quelques symboles désuets : un drapeau, des cèdres, quelques écrivains...

C'est une femme qui soutient le Hezbolla, regrettant que l'évolution de ce mouvement vers sa politisation (à écouter avec beaucoup de précaution) soit balayer par une offensive qui ne va qu'encourager les haines et la prise des armes des générations futurs.

Puis j'entends un jeune homme (libanais) qui affirme son soutien pour l'armée d'Israël "qu'ils nous débarrassent de cette plaie" (le hezbolla)... Justifiant une radicalisation des assauts pour ensuite reconstruire le pays... ce même jeune homme retourne à Paris afin de poursuivre ses études.

Le Liban est par essence un pays de la juxtaposition, de la contradiction et du retour... retour vers la communauté, retour des des épisodes dramatiques qui se ressemblent à un point que l'on se demande s'il y a vraiment des temps de repos.

Par o' - Publié dans : quelquesmotsduliban
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